01 août 2009
Un miracle en équilibre - Lucia Etxebarria
Quatrième de couverture:
"Loin des clichés, Lucia Etcebarria livre, à travers cette longue lettre d'une jeune mère à sa fille, une réflexion jubilatoire sur la féminité actuelle. Tour à tour drôle, piquante et poétique, elle lui parle des désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le coeur de la femme moderne : être indépendante, attirante, active, aimante exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois. Elle lui parle aussi de ses doutes d'écrivain, de l'inspiration capricieuse et de la cavalcade impatiente des idées et des mots. Ce roman bourré d'humour et d'émotion a reçu le prestigieux prix Planeta, équivalent espagnol du prix Goncourt."
Mon impression:
Dès le début, j'ai été captivée par cette jeune mère que l'on perçoit immédiatement comme étant hors du commun. Ses impressions et questionnements par rapport à sa petite fille de quelques jours me renvoyaient à mes amies récemment devenues mères. Je n'avais alors qu'une seule envie: leur lire certains passages, échos parfaits à quelques sentiments qui les traversent depuis qu'elles sont mamans.
Au fil de la lecture, une question me venait toujours à l'esprit - comment Eva (personnage principal) était-elle passée d'une existence tumultueuse faite de déboires sentimentaux et d'intoxications éthyliques répétées à celui de mère amoureuse et stable (apparemment)? En fait, c'est précisément tout le propos de la lettre. Eva fait part à sa fille de sa lente maturation par rapport aux liaisons ne menant nulle part, à sa consommation addictive d'alcool et à ses sentiments par rapport à ses propres parents, mêlant reproches (pas de stimulation à être elle-même, humeurs changeantes du père, incompréhension de ses ressentis, manque de communication) et tristesse face à la maladie de sa mère, admise en soins intensifs.
On apprend peu à peu le parcours attachant d'Eva qui incarne à bien des égards la femme contemporaine qui aspire à libre, indépendante et parfaite dans tous les domaines. Alternant souvenirs de son passé décapant et des passages de profonde introspection face, notamment, à la mort de sa maman, la lettre d'Eva est certes divertissante et agréable à lire mais elle permet surtout de découvrir des réflexions où chacun retrouvera un peu de soi-même.
Pour ma part, certaines réflexions résonnent toujours en moi:
Eva à sa fille "Je veux qu'en tout état de cause tu saches que je me suis promis et que je t'ai promis, même si tu ne peux me comprendre ni savoir ce que je suis en train de te raconter, de ne faire de toi ni un appendice de ma personne, ni le véhicule de mes ambitions, ni le miroir de mes vanités, de respecter tes opinions et tes goûts quand bien même ils ne correspondront pas aux miens, et de faire tout mon possible pour que tu te sentes aimée et forte".
"Je me suis laissé piétiner autrefois mais c'est fini: je refuse que tu me voies pleurer ou déprimer. On ne peut pas changer de passé, mais on peut changer d'attitude envers lui, réagir autrement face aux souvenirs et face au présent. Ce que j'ai appris, c'est que j'ai non seulement le droit d'être heureuse, mais surtout, depuis que tu es née, le devoir de l'être."
Magnifique déclaration d'une maman à sa petite fille, selon moi.
31 juillet 2009
Vivement l'automne, l'écharpe est prête
3 pelotes de laine mauve trainaient au fond du panier et ne réclamaient qu'à être utilisées....
La voisine, la mauve mohair qui me semblait impossible à travailler, se voyait parfaitement en froufrous.
Quant à la petite dentelle, récupérée d'un chemisier improbable, elle est très heureuse de sa réhabilitation....
Un crochet n°3,5 et des brides qui n'en finissent plus. Ce qui est bien avec le crochet, c'est qu'on se voit vite avancer, c'est très encourageant.
Monter 45 mailles (ou plus, selon la largeur souhaitée), commencer chaque rang par 5 mailles en l'air et continuer comme suit: 1 bride dans la bride du rang précédent, 1 maille en l'air, 1 bride dans la bride du rang précédent, 1 maille en l'air,...
Pour les froufrous, j'ai improvisé comme suit:
5 ml, 1b dans la bride du rang précédent, 3 ml, 1b dans la bride du rang précédent, 3ml,....
Il ne reste plus qu'à coudre la dentelle...
30 juillet 2009
Lecture en cours - Lucia Etxebarria - Un miracle en équilibre
Une belle et longue lettre d'une mère à sa fille. Véritable ôde à la maternité, ce livre est très poignant. D'abord, l'auteure nous parle de sa petite fille qui vient de naître et des transformations que la naissance d'un enfant apporte dans la vie d'une femme. Ensuite, elle nous parle de sa propre mère, en soins intensifs, dans un style très sensible qui rend parfaitement la douleur face à la perte d'un parent et le sentiments d'impuissance et de grande tristesse lorsque l'on se rend compte que nos parents ne sont pas immortels...
Je suis arrivée au dernier tiers de ce livre, et plus j'avance dans sa lecture, plus je l'aime.
A suivre...
17 septembre 2008
La femme coquelicot - Noëlle Châtelet
L'histoire des balbutiements d'un amour entre Marthe, âgée de 70 ans et Félix, un peu plus âgé.
Tout y est sensible et délicat, comme les pétales d'un coquelicot. Du coquelicot encore, le rouge du désir et de la passion, parsemés, impromptus, dans la vie jusqu'alors "terne" de Marthe. C'est un regard et un café partagé qui ont tout déclenché. La fièvre est montée et les couleurs oubliées ont refait surface. C'est une main posée sur le bras qui a irradié de chaleur jusqu'à la hanche endolorie. Ce livre est comme un silence paisible qui nous fait sourire tendrement. Discret, fragile et d'une douceur printannière au sortir d'un hiver trop froid...
Les yeux jaunes des crocodiles
Quatrième de couverture
Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie.
Résumé du livre:
Deux soeurs. La quarantaine. Iris, belle, très belle, riche, élégante, parisienne. Autrefois étudiante brillante, elle s'est mariée, et sa vie se résume en un tourbillon vain. Iris s'ennuie, rêve de devenir une autre. Joséphine est une littéraire, historienne spécialisée dans l'étude du XIIe siècle. Beaucoup moins belle, beaucoup moins à l'aise dans la vie. Mariée, elle a deux filles, vit en banlieue et se bat pour tenir debout. Un jour, à un dîner, Iris prétend qu'elle écrit. Entraînée par son mensonge, elle persuade sa soeur d'écrire un livre qu'elle signera, elle. Abandonnée par son mari, acculée par les dettes, Joséphine se soumet. Elle est habituée : depuis qu'elles sont enfants, Iris la magnifique la domine. Le destin de chaque soeur va basculer.
Mon impression:
J'ai adoré ce roman, je ne me suis ennuyée à aucun moment! Je compte d'ailleurs lire d'autres romans de Katerine Pancol dans un avenir proche! On m'avait prêté ce livre, je compte finalement l'acheter pour le voir trôner dans ma bibliothèque!!
Certains diront que les personnages sont stéréotypés. Peut-être. C'est vrai qu'ils sont soit mauvais, soit bons. Mais ils me sont tellement sympathiques! Même le "cure-dents", par la façon dont les autres personnages en parlent m'a beaucoup fait rire!
Pour ma part, j'ai adoré le combat et la métamorphose au quotidien de Joséphine. Son extrême sensibilité et sa naïveté m'ont beaucoup touchée même si on la voudrait plus révoltée à certains moments, notamment face à Hortense et Iris. N'oublions pas que Joséphine s'est élevée contre sa mère, le fameux "Cure-dents" et c'est peut-être là sa plus grande révolte. Seul regret, la fin où Hortense triomphe, "pour" sa mère, il est vrai, mais n'empêche... Hortense est énervante au plus haut point mais qu'on le veuille ou non, cette petite précieuse, cette insensible, cette 'intouchable a sûrement appris quelque chose à sa mère...
Moment préféré: quand le Chef envoie le "Cure-dents" ballader. Délectable! D'ailleurs, je crois que les lignes du "Chef" ont été mes préférées!!! J'ai adoré son language! Seule question: comment auraient réagi Josiane et le Chef si le rejeton avait été une fille???
Enseignement tiré du livre: ne pas voir en grand, faire ses projets en petit, commencer petit petit... Si l'on fait confiance à la vie, on peut toujours rebondir!
01 septembre 2008
La lecture du moment
J'ai bien du mal à le reposer, je ne peux m'en défaire, j'adore ce livre!
Serais-je victime de la best-seller mania?
Soyons simples,ce n'est pas de la grande littérature mais ça fait du bien aussi! L'histoire me détend à un point tel que je ne peux que vous recommander ce bouquin!
31 août 2008
Le dernier collier d'Août
Voici ma dernière création... Décidémment, la journée a été bien remplie... Un peu de repos maintenant!
Woh Ho Ho, Paradisio!!
Quelques souvenirs de Paradisio, avec les Sapajous, les Lémuriens et les jolies fleurs dans un super écrin de Verdure!!!
Le chat aux colliers
Ce matin, comme tous les matins, Poupou Neptune jouait des pattes dans les colliers... Une petite pause pour la photo avant de replonger dans les pendentifs...
Voici d'ailleurs un collier réalisé ce matin, avec l'aide de Neptune qui ne veut pas s'en séparer!!!
Les couleurs ravivent les souvenirs de vacances avant la rentrée des classes...
09 août 2008
Ma première expérience boulangère - sans machine
Petits pains avec pâte à pizza
Recette tirée du livre "Les meileures recettes des restaurants italiens" de P. Wells
Bon, pour une première expérience, on va dire que ça va (pour m'encourager !). Je les aurais voulus un peu plus dodus mais bon, c'est en forgeant qu'on devient forgeron! J'ai bien suivi la recette mais ai laissé monter la pâte pendant plus de 12h à température ambiante (la petite boule initiale avait triplé de volume!). Après, je ne savais pas trop quelle était la procédure à suivre, la recette se limitant à la préparation de la pâte. Je me suis contentée de pétrir une nouvelle fois la pâte, de façonner des boules (la recette en prévoit 15, j'en avais 9 mais des plus grosses) et de les enfourner dans le four bien chaud (à mes dépends, comme vous le verrez plus bas). Peut-être aurais-je dû encore laisser monter les petits pains avant de les mettre au four... Bon, pendant la cuisson, il est apparemment conseillé d'asperger les parois du four d'eau avec un gros pinceau... Pas de pinceau, j'ai roulé en boule un essuie bien humide... Résultat: une brûlure au bras au cours de la manoeuvre. Ma cousine vient de me dire qu'il suffisait de mettre un bol d'eau dans le four... Je retiens!
Ingrédients:
1 cuillerée à café de levure de boulanger
1 cuillerée à café de sucre
30 cl d'eau tiède
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive extra-vierge
1 cuillerée à café de sel fin de mer
500 g de farine à pain
Préparation:
1. Mettez dans une grande terrine la levure, le sucre et l'eau et mélangez intimement. Laissez reposer pendant 5 minutes jusqu'à ce que le mélange soit mousseux. Incorporez l'huile et le sel.
2. Ajoutez la farine petit à petit en remuant jusqu'à ce qu'elle soit presque entièrement absorbée par le liquide et qu'elle forme une boule.
Eloignez vos chats!
Mettez la boule sur le plan de travail fariné et pétrissez-la pendant 4 à 5 minutes jusqu'à ce qu'elle soit lisse et de consistance satinée, mais encore ferme, en rajoutant suffisamment de farine pour empêcher la pâte de coller.
3. Mettez la boule de pâte dans une terrine propre, couvrez hermétiquement d'un film plastique et mettez le tout au réfrigirateur. Laissez lever pendant 8 à 12h jusqu'à ce que la pâte ait doublé ou triplé de volume. (Vous pouvez garder cette pâte au réfrigirateur pendant 2 à 3 jours : enfoncez-la d'un coup de poing lorsque son volume a doublé ou triplé).
Quelques conseils de P. Wells - Pour obtenir un bon pain croustillant
La proportion de levure doit être réduite : sinon la pâte sera boursoufflée et pleine de trous.
Laissez la pâte lever lentement, en deux ou trois fois. Chaque étape de cette pousse donnera davantage de caractère au pain.
Le début de la cuisson doit se faire à four très chaud (260°C, thermostat 9), pour obtenir une croûte épaisse et dense.
Utilisez une pierre à four : le pain prendra une couleur plus intense.
Aspergez d'eau la sole et les parois du four trois ou quatre fois pendant les 6 premières minutes de cuisson : la vapeur ainsi engendrée va favoriser la prise de volume, renforcer la croûte et donner au pain un aspect plus plaisant.
Laissez refroidir le pain sur une grille. La circulation d'air va le refroidir plus rapidement et le dessous restera lui aussi croustillant.
Ne coupez pas le pain en tranches avant qu'il n'ait refroidi pendant au moins une heure. Si vous le tranchez alors qu'il est encore chaud, vous l'écraserez!!!!












